Tri : Par hit | Super catégorie : le mangeur - Lost - film
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Bear McCreary

Bear McCreary, c'est un compositeur incroyable. Sa plus belle Å“uvre reste celle qu'il a réalisé pour la série de science-fiction américaine "Battlestar Galactica".

J'ai eu l'occasion d'avoir une courte discussion avec lui (vive l'âge d'Internet)il y a un an ou deux, qui m'avait juste laissé le temps de lui dire à quel point sa musique m'avait marqué. Il est difficile de dire jusqu'où il ira, mais jusqu'à présent il a déjà créé une sorte d'alien qui, sans chercher à être révolutionnaire, dérive certainement d'une autre planète. En bref, il a un talent fou. Sa musique est une sorte de chimère aberrante fonctionnant à merveille. Des quators à cordes, un remake moderno-weirdo de "All Along the Watchtower" (B. Dylan), des orchestrations tribales, des marches militaires, des fouilles archéologiques, des ovnis sonores et des langues oubliées. Tout cela réalisé par un pianiste mais surtout un accordéoniste professionnel (je parle bien de Bear McCreary toujours).

Si vous avez l'occasion d'écouter le bande originale de Battlestar Galactica (il s'est occupé de la saison 2, 3 et 4), plongez ! Bear McCreary, c'est un voyage au centre de la Terre.

SON SITE OFFICIEL
SON BLOG (ses théorisations musicales sont magistrales)
Mandala in the Clouds (extrait BSG)
Allegro (extrait BSG)
Prelude to War (extrait BSG)
Black Market (concert du mois d'avril)

Amazon.com (pour commander ses oeuvres)



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Fiona Apple

Magnifique duo de guitare sur un morceau de Fiona Apple, une des étoiles de la musique américaine.



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South Park : tous les épisodes sur le web

Ca y est c'est officiel, vous pouvez regarder dorénavant tous les épisodes de South park sur le web sans commettre aucun vol.

SOUTHPARKSTUDIOS

Ce sera l'occasion pour que je découvre un peu la série aussi vu que je ne la connais pas beaucoup si ce n'est le cultissime épisode "Make love, not Warcraft" (saison 10) et le film bien sûr qui était quand même très réussit.


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Lost - une autre théorie

Voici un lien qu'on m'a envoyé par rapport à Lost en réaction à mon analyse de la série (cliquer sur la catégorie Lost et vous la trouverez). Je dois dire qu'elle m'a bien remis en question, surtout depuis la saison 4 qui semble en quelque sorte donner raison à l'auteur de la "Timeloop theory".

Le jeu des analyses n'est sans doute pas terminer et il reste encore de nombreux points d'interrogations, mais si la "Timeloop theory" est juste (ou proche de la vérité), on peut dire que la personne qui l'a écrite est vraiment maline. Comme on me l'avait fait remarqué, ma théorie sur "ceux dont le destin n'est pas encore décidé entre aller en enfer ou au paradis" (plus une marge d'incompréhension) est sans doute simplement une façon de tomber dans le panneau. Les scénaristes de Lost ont peut-être sciemment intégrer des références telles celles que j'avais cité pour cacher quelque chose de plus balèze derrière.

Et qui a t'il de séduisant dans la théorie de la "Timeloop" ? C'est qu'elle résoud un problème fondamental qu'il y a dans toutes les théories proches ou lointaines du purgatoire. Essentiellement, cela se traduit par le combat qui existe entre la science-fiction et le fantastique. Si les rescapés dans Lost sont sur une île à caractère divin, on arrive dans le fantastique. Et les auteurs vont tout faire pour éviter ça.

Le fantastique est plus ou moins mort depuis longtemps et c'est la science-fiction qui l'a remplacée. La science-fiction est la suite logique du fantastique dans un monde que la science a démystifié ce dont le fantastique se servait. En réalité, la science-fiction c'est simplement du fantastique avec une utilisation des thèmes que la science (réelle) a avancé. Surtout les recoins un peu sombres (génome, ADN, voyage dans le temps...) qui restent encore mystérieux et avec lesquels il est possible de jouer encore un peu. Par contre, ce que les auteurs de Lost font à merveille, c'est jouer sur la frontière entre fantastique (sans jamais y tomber) et science-fiction. Par exemple, c'est dire

SPOILER SAISON 4 !!! : on a retrouvé l'avion des rescapés de l'Océanic (fantastique car les survivants on sait qu'ils sont sur l'île), mais en fait c'était un coup monté, l'avion a été placé là (retour à la rationnalisation dont la science-fiction a besoin pour vivre).
FIN SPOILER

Et si ce n'est pas parce que le fantastique est mort que les auteurs de Lost ne s'en serviront pas, ils auront eu, ou auront tout simplement, beaucoup de réticences à l'idée d'y tomber. Si comme je le disais, les rescapés vont devenir les hostiles et défendre l'île (et donc le monde divin), le final sera raté. Personne n'acceptera le fantastique car le fantastique est mort et enterré depuis longtemps, la science l'a obligé à devenir de la science-fiction. La série se ridiculisera tout simplement. Et en plus, arrivé à se stade, après 3 saisons complètes, ce serait trop évident.

Voilà pourquoi la théorie de la "TimeLoop" est extrêmement séduisante (sans être parfaite). Je n'avais encore jamais vu les choses comme ça et comme je le disais, la saison 4 porte à penser que la vérité est dans ce goût là.

The Timeloop Theory

Dernière chose, si vous hésitiez à regarder la saison 4, n'hésitez plus. Parce qu'il y a un épisode qui s'appelle "The Constant" et qui est tout bonnement une des meilleurs choses qu'on ait vu à la télévision depuis je ne me rappelle plus quand.

Bonne lecture !
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Le Bloop

Alors ça...

Saviez-vous ce qu'était le Bloop ? Selon Wikipedia, il s'agit "d'un son d’ultra-basse fréquence détecté par le National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) américain à plusieurs reprises durant l’été 1997. L’origine de ce son demeure inconnue."

Mais attendez encore une seconde et aller lire l'article sur Wikipedia en entier. Il se termine par un détail absolument effrayant.

"Le point d’origine du bloop est relativement proche de la ville fictive de R’lyeh imaginée par H. P. Lovecraft. Dans sa nouvelle L’Appel de Cthulhu, Lovecraft avait situé R’lyeh à 47°9′S 126°43′W / -47.15, -126.717 dans l’Océan Pacifique sud. Dans la mythologie lovecraftienne, le grand ancien Cthulhu était enfermé dans cette cité mythique."

Si ce n'est pas complètement génial ça...
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Sweeney Todd : The Barber of Fleet Street

Tim Burton à la recherche de son film absolu ?


Je suis complètement tombé amoureux du dernier opus de Tim Burton. La preuve, après être sortit de la salle, je n'attendais qu'une chose, le lendemain pour aller le revoir. Ce que j'ai fait (et c'est pas donné le cinéma !). Et si j'avais assez d'argent, je serais encore aller le revoir au lieu de taper cet article. En fait, je passerais bien mes soirées cette semaine à aller le revoir si je savais.



La dramatisation chez Burton



Un des ingrédients les plus géniaux chez Burton, c'est sa dramatisation. Chaque moment dramatique est drôle alors que chaque moment qui devrait être drôle est dramatique (la mort du Pingouin dans Batman Returns). Burton va toujours essayer de toucher par ce qui ne touche pas et se moquer de ce à quoi on est sensible d'habitude.

C'est assez typique des vrais auteurs, qui se moquent éperdument de faire une dramatique classique et remplissent leur oeuvre par leur simple subjectivité. Tant que l'histoire ne reflète pas leur propre histoire, ils ne seront jamais satisfaits.

Par exemple, dans Beetlejuice, le film se termine parce que l'héroïne parvient à ce qu'un vers d'un autre espace temps avale Beetlejuice. C'est tout sauf une fin. C'est complètement ridicule ! (mais génial !). Terminer son film par un plan qui a fonctionné, y a rien de plus con. Ca n'est pas dramatique, au mieux c'est du suspense qui trouve sa résolution. De même, Ed Wood n'a strictement aucune complexité dramatique, Ed Wood reste le même du début à la fin, il n'y a absolument aucun rebondissement et le héros n'apprend rien et termine son initiation sans avoir évolué d'un pli. Je pourrais aussi citer Mars Attack qui se fiche carrément de son spectateur en tuant les aliens grâce à un morceau de musique qui leur fait exploser la cervelle (haha... j'en ris encore).

Edward aux mains d'argents n'a qu'à retourner chez lui et rentrer d'où il vient (ce n'est pas un rebondissement ni un climax mais c'est un message du réalisateur sur la marginalité). Batman se termine parce que le Joker tombe d'un gratte ciel et meurt. En soi, Batman a terminé sa lutte (l'ennemi est mort), mais l'acte III n'a rien apporté, résolu aucun conflit des personnages à part que l'homme chauve souris n'a plus qu'à attendre le prochain monstre sans lequel il n'existe pas. Seul sans doute Batman Returns avait une réelle dramatique (proche de la tragédie) et Big Fish où l'on pouvait sentir une initiation qui se termine complètement (la reconnaissance de l'amour envers son père).

Certains pourraient penser que Burton et ses scénaristes ont un problème de finition dans leur écriture. D'accord ils ont des prémisses fabuleuses, mais un synopsis ne fait pas tout. Enfin, ça c'est ce que ceux qui ont tout miser sur la dramatique diraient. Et encore, on pourrait argumenter que vu les motifs d'immobilismes qui se répétent, il s'agit bel et bien d'un choix narratif.

Mais au fond, tout ce qu'il a fait et qui est complètement idiot est totalement dépassé par son propre génie à le faire fonctionner. Je ne me lasserai jamais d'un Tim Burton et je les aime tous (presque !) profondément parce qu'au final il a suffisamment de génie que pour faire de ces erreurs/choix des véritables réussites (de nouveau c'est un vrai auteur, les règles il peut se permettre de s'en tamponner le coquillard). A part peut-être La Planète des Singes et Charlie et la chocolaterie (quoiqu'on pourrait discuter des intentions artistiques secrètes derrière ce dernier)...

Ce qui est fascinant et jouissif chez lui, c'est que le film peut se conclure sur une vision, par ce que pense Burton ou encore par un acte esthétique. Par exemple, dans Edward aux Mains d'Argents, il y a une seconde fin au-delà de la fatalité de la marginalité dans laquelle se trouve le héros. Cette second fin, c'est la neige qui tombe sur la ville. En réalité, la film se termine par une explication de pourquoi il neige, parce qu'Edward sculpte des statues de glaces et que les résidus somptueusement valsent sur la ville toute entière. Quel rapport avec le récit ? D'un point de vue dramatique, aucun ! Mais cela n'a aucune importance chez Burton. Ce qui ponctue le grand final, c'est le pur acte esthétique (la neige plus la musique de Danny Elfman sont le climax).

Les personnages n'ont pas réellement besoin de psychologie parce que tout simplement chez Burton on est plus fort que ça. On ne remplit pas, on peint.

Et c'est sans doute justement pour cela qu'on peut l'aimer et l'élever au rang de plus grands. Il ne se sert pas des codes et des trucs pour construire son film, il s'injecte dedans de façon obsessionnelle et tout matériaux qu'il utilise devient Tim Burton. Chez Tim Burton, on invente tout, plan par plan.

Mais que se passerait il si ce petit génie se servait de la dramatique d'un classique de théâtre, construit par un architecte qui savait parfaitement comment bâtir ses murs ? Que se passerait il si Burton avait en main un récit de main de maitre, avec un final comme il n'en a jamais eu ? Eh bien, c'est ce qui vient de se passer avec Sweeney Todd.

Au-delà de l'acte esthétique



En un certain sens, il a toujours manqué une chose chez lui (et si ces oeuvres en ont un peu soufferts, elles n'en sont pas moins toutes brillantissimes). Et sans doute en est-il conscient, comme un artiste passionné qui refuse de mourir déjà parce qu'il sait avoir encore une chose à accomplir. Qui doit encore parfaire son art parce qu'il sent qu'il n'a pas encore touché son absolu. D'oeuvre en oeuvre, il recommence, tente de se dépasser, se perfectionne, tente que son bébé ait toutes les qualités requises pour en être pleinement satisfait.

On commence bien avec Sweeney Todd. Le thème est la vengeance. Il s'agit là d'un moteur purement absolu (il aurait pu s'agir de la peur ou du doute comme chez Hamlet). Si on traite de la vengeance (et logiquement elle finit mal parce que c'est culturellement acquis de condamner la vengeance par la mort), on se lance à l'assaut d'une narration qui peut être complète. Sa simplicité est toute sa force. Un récit construit autour de la vengeance pourra être vu dans mille ans, il aura toujours une valeur, il aura éternellement le droit à l'existence tant que la vengeance existera dans le monde.

Sweeney Todd est un gros camion. Aussi sévère qu'une guillotine en pleine Révolution française. La musique est une sorte de tank en pleine guerre avec quelques mouvements amoureux. Dans l'ensemble, le film tout entier est du rentre dedans avec un bélier. Comme si Tim Burton avait des affaires non résolues avec la noirceur et qu'il n'avait pas été satisfait jusqu'ici de sa plongée nocturne. Ici, on va rentrer dans le lard et les scènes de violences seront sans pardon. Le final est glauque et sans excuse, il se termine par un coup de massue, comme si on avait voulu détruire la muraille de Chine et le monde tout entier avec.

S'il y a du gore et que ça saigne, ce n'est pas simplement pour faire joli mais pour être sans pitié. Quand on coupe la gorge, on coupe la gorge et ça pisse le sang jusqu'au bout de la pièce. Très peu de concession avec Sweeney Todd (mais quand même). A la fin, la seule chose qu'on se rappelle est "Bang !".

Voilà pourquoi j'ai l'impression que Tim Burton était à la recherche de son film absolu. Parce qu'il est évident qu'il voulait frapper dans le mur. Le héros est la représentation ultime de ce qui se passe quand on tape dans le mur. C'est un geste, un premier degré. On sait où on va et on y va quoiqu'il arrive. Sweeney Todd n'aura aucune pitié pour les personnages qui l'entourent. Sa vengeance est traitée comme La vengeance au-delà de tout. Elle aura presque moins d'intérêt pour lui que l'accomplissement même de sa vengeance. Sa colère est sans limite. Il n'attend plus que d'être tué parce que tant qu'il existera, il tuera. Son âme est à jamais détruite, il n'est plus qu'un être humain dévasté, une catacombe, un pur cimetière ambulant.

Au fond, Tim Burton fait son film comme il devrait être. Et il ne veut apparemment absolument pas faire de concessions avec son sujet (quoi de plus regrettable que de faire une concession pour son oeuvre et puis la regretter dix ans après quand on ne peut plus la recommencer). La force avec laquelle Sweeney Todd tranche la gorge est la force avec laquelle Tim Burton voulait faire son film.

Maintenant... Est-ce que Tim Burton est parvenu à faire de son film un absolu ? Je ne sais pas trop. Certaines choses viennent contrecarrer cette hypothèse. En premier lieu, le fait qu'on explique pourquoi Sweeney Todd se venge est relativement douteux par rapport à cela. Un personnage sera d'autant plus absolu dans sa vengeance qu'on n'a aucune idée de quoi il se venge.

Cela dit, les scènes qui expliquent ce qui lui est arrivé sont minimes. Exagérément courtes. Comme si on avait voulu tout de même en dire le moins possible, juste pour les utiliser dans la vengeance.
Les flashbacks qui expriment l'injustice qui lui est arrivée semblent sortir de nulle part, sont presque iréels, et ne trouvent pas vraiment leur place dans le récit. Comme si on n'avait surtout pas voulu leur donner trop de vie. Toujours pour se diriger vers cette énergie primale.

Bon, alors, évidemment...



Il serait quand même dommage de tout expliquer par ce que je viens de dire. Qui est une sorte d'interprétation gratuite. Le film est avant tout vraiment génial. Et tous les ingrédients y sont. La musique est tout bonnement grandiose. Sondheim a servi son bijou, c'est tout bonnement magnifique.

Moi qui n'aime pas les comédies musicales, ça m'est quand même resté dans les oreilles parce que justement la musique est parfaitement incorporée dans le récit. Aucun personnage ne se met à danser, le décor ne change pas soudainement et on ne voit pas apparaitre vingt-cinq marins qui dansent en chantant. On n'a donc pas tellement l'impression d'être face à une comédie musicale, mais plutôt un opéra. D'ailleurs, tout le récit semble se construire autour du premier degré (ce qui le rend d'autant plus fort), il n'y a pas de métaphore (à part une qui se fait passer pour une illusion du héros, comme si on l'avait rationalisée).

Quand on va voir un Burton, on espère de lui le meilleur. Comme il est le seul à offrir ce qu'il offre, on espère surtout qu'il aura tout donné pour que lorsqu'on visite son oeuvre unique, on ne se sente pas déçu. En somme, chez Burton, on cherche le meilleur Burton. On veut assister au moment précieux où l'artiste se libère et laisse jaillir de lui son bijou (peut-être n'est-ce pas ce film qui est son bijou, mais sa filmographie l'est en soi et c'est déjà pas peu faire).

Et au final, Sweeney Todd est tout au-dessus dans la filmographie de Tim Burton. Sa mise en scène a vraiment atteint son plus haut niveau (un vrai travail de mise en scène très intelligent). Le tout est excitant sans qu'on ai besoin d'intellectualiser quoique ce soit (ce que je n'ai fait qu'après coup). Sweeney Todd est surtout une aventure, une noirceur, un comédie vraiment drôle aussi, une musique, des actes visuels complètement bluffants (le rêve qu'ils font d'un autre monde idéal où tout va bien, que de plans hallucinants), de la quintessence Tim Burton. Avec un Johnny Depp absolument en harmonie avec son sujet, une Helena Bonham Carter qui va faire mal, très mal, un Alan Rickman que je pourrais regarder mille fois sans jamais me lasser tellement il est outrageusement méchant (la scène du tribunal est à mourir de rire), et enfin un Sacha Baron Cohen lâché comme un chien fou (et qui a la façon de toquer aux portes la plus drôle qu'il m'ait été donné de voir).

Et cela vaut toujours la peine de voir ces peintures droites sorties d'halloween parce que Tim Burton est le seul à en faire et que personne n'en fera jamais plus après lui. Il est seul dans son art et le maitrise au-delà de toute espérance. S'il avait été aussi doué comme il est maintenant lorsqu'il a fait Edward aux mains d'argent, je n'ose même pas imaginer ce que cela aurait donné. Ne lui reste plus sans doute qu'à revisiter sa propre filmographie et encore, toujours chercher à faire son grand chef-d'oeuvre qu'il a peut-être déjà atteint ? (ou qu'il n'atteindra jamais)...

Vu son traitement d'un classique, je serais bien curieux de voir ce que donnerait un Burton basé sur un Shakespeare. Quand le matériaux est aussi puissant, il est toujours fascinant de voir un auteur avec une identité aussi forte s'y attaquer. Pourquoi pas un Hamlet ? Pourquoi pas un Don Juan ? Le tout vu par Tim Burton... Cela mérite réflexion...


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Zeitgeist - part 1

Alors là je vais vous parler d'un film pour lequel l'expression "valoir la peine" est largement insuffisante.

Trois parties séparent ce documentaire. Une exploration des mythes, une dénonciation du 11/09 et enfin une analyse de cette "oligarchie qui contrôle le monde".

En somme, rien de nouveau pourrait-on dire. N'importe quelle collection un temps soit peu intéressée saurait jouer sur notre curiosité pour de tels matériaux et vendre sa petite oeuvre soi-disant accusatrice qui a l'art de tourner en ridicule le sujet même qu'elle traite par une exagération dramatique dans l'Acte III complètement hilarante ou bien qui se détruit toute seule en critiquant le mensonge et la manipulation tout en manipulant de la même façon son spectateur à travers des dramatisations idiotes. On ne compte pas le nombre d'âneries qui existent dans le domaine des documentaires en matière d'UFO, de crop-circles, de conspirations du gouvernement, etc, etc... Parfois je me dis que le gouvernement lui-même à intérêt à investir dans les documentaires qui l'attaquent parce qu'ils sont tellement mal faits que de toute façon, ils immunisent contre toute agression l'ennemi même qu'ils cherchaient à combattre.

Mais que se passerait t'il si l'un de ces documentaires vous donnait l'impression violente qu'en lui se trouvent des réponses que vous cherchiez depuis longtemps. Et que la vision de ce film vous ferait soudainement bondir et vous dire : "ça y est, ils ont trouvés un truc là !".

Zeitgeist est de ce genre là. Il semble même plus ou moins maudit (premièrement parce que personne n'en parle) et qu'il n'est même pas présent sur IMDB.com (censé répertorier toutes les productions). Il existe donc une sorte de petit mythe sur Internet comme quoi ce film serait tellement dangereux face à l'establishment, tellement intelligent face à lui qu'il aurait la force d'un "Le Meilleur des mondes" d'Aldous Huxley ou d'un "1984" de George Orwell.

Le réalisateur est tellement sûr de son coup, tellement désireux que tout le monde voit son film qu'il le met en téléchargement sur son site Internet (vous pouvez voir le film sur la première page du site où aller "DVD et Download" pour le télécharger en torrent. De plus, il est prêt à vous envoyer son film si vous décider de réaliser une projection publique (de préférence sans bénéfice). Pour le réalisateur, Zeitgeist ce n'est pas seulement un film. Il s'agit du nouveau Robin des Bois du 21ème siècle.
Attention aussi que certaines scènes peuvent être extrêmement choquantes de par leur violence.

Et si l'expérience de Zeitgeist vous a plu, n'hésitez pas à tout bonnement l'acheter. Il s'agit bel et bien là d'un système de vente propre à Internet à ne pas négliger et qui se fait de plus en plus de manière officieuse : "regarde mon film gratuitement et si t'aimes, achète-le".

Et si vous n'êtes pas encore convaincu par la véritable bonne foi de l'auteur, il existe un transcript de la première partie du film (image et texte) où toute la narration et les faits sont repris. ET EN PLUS, si vous n'êtes toujours pas convaincu que l'oeuvre puisse en valoir la peine, il existe une page sur le site officiel où les sources principales sont énumérées. C'est bien la première fois que j'entends un documentaire donner des sources, les essais ne le font presque pas eux-mêmes.

Anti-religieux, anti-totalitaire, anti-11 septembre, anti-plein de trucs



Pour ne pas cacher d'iceberg sur le trajet du Titanic, je préviens tout de suite que ce film se sert de la compréhension qu'il a du monde (et quelle fantastique compréhension par ailleurs) pour attaquer les gouvernements, les banques, le Vatican, Bush, le guerre anti-terrorisme... C'est le but de sa découverte intellectuelle qui n'a en elle-même qu'une seule utilité : dénoncer.

Mais cela n'empêche pas une seconde de jouir complètement des informations données pour lesquelles il n'est pas impératif de parvenir aux mêmes conclusions que le narrateur. Les premières vingt minutes du film vont consister en une sorte de claque gigantesque, sans aucune pitié, sur les mythes. Quel est le rapport entre Horus (Dieu du Soleil de l'Egypte) et Jésus. Pourquoi Jésus, fils d'une vierge, est-il mort 3 jours avant de ressusciter, comme l'ont été avant lui Dyonisos (Grèce), Mithra (Perse). Et quel est le rapport qu'entretient Jésus avec Krishna (Inde) et Attis (Phrygie). Et quel serait le rapport inattendu entre le Soleil et Jésus ? En somme, et tous ceux qui se seront intéressés aux mythes y trouveront un sens profond, d'où viennent ces motifs qui se répètent à travers les mythes (les Assyros-Babyloniens parlaient déjà du Déluge avec Out-Napishtim), les religions, en somme les grands textes fondateurs qui parfois ont définit la croyance de civilisations entières. Et si ces motifs on a tous pu les percevoir en se demandant d'où ils pouvaient venir, c'est bien la première fois que j'ai été secoué de la sorte par l'interprétation que Zeitgeist offre.

Le narrateur, un peu irrité, l'air de dire : "vous suivez bande d'idiots ?", va magistralement donner une Pierre de Rosette sur l'analyse des mythes, sur les motifs qui les ont construit, sur les symboles qui existent de "l'Epopée de Gilgamesh" jusqu'au Nouveau Testament. A t'il raison au final ? Trouve t'il réellement ce qui a construit tous les mythes ? A t'il découvert ce que l'Anti-Babel aurait aidé à découvrir ? Personnellement je suis déjà en train de me dire qu'ils ne doivent pas être loin d'une réponse fondamentale. A vous d'aller vite voir le film sur Internet et de me dire ce que vous en pensez.

Alors bon, après vient la deuxième partie qui répète que le 11 septembre c'est un "inside job". On l'a déjà entendu souvent, les preuves sont parfois accablantes, mais il ne s'agit simplement pas de mon champ d'expertise et je ne m'y intéresse que très peu (tout le tort étant pour moi certainement). A vous de voir ce que vous retirerez de cette seconde partie.

De façon assez grossière, la narration de Zeitgeist est la suivante : les fondations judéo-chrétiennes sont basées sur une soumission à du vent, et donc, une fois que j'ai brisé les fondations, je peux me permettre de casser le présent d'une civilisation judéo-chrétienne. C'est assez léger voire même malsain, mais cela n'empêche absolument pas de jouir de chaque partie du film séparément.

Les oligarques qui contrôlent le monde



La troisième partie redevient de nouveau excitante. Toutes les thèses conspirationnistes sont d'accord de dire qu'il existe un pouvoir au-dessus des pouvoirs. Comme si des mains invisibles tiraient les ficelles des gouvernements et que finalement les chefs d'états ne faisaient que suivre des ordres d'une anti-chambre suprême qui a son propre agenda sur les méta-lignes du monde. Est-ce la Rose-Croix, les Skulls and Bones, ou d'autres mouvements légendaires et historiques infiltrés ?

Personnellement j'ai toujours eu un mal de chien à adhérer à l'idée d'une puissance occulte qui puisse posséder un tel pouvoir. Surtout si on considère l'autorité historique de la conjoncture, d'un système économique donné ou encore d'un mode de pensée établit par les sociétés et les êtres humains qui est une force plénipotentiaire dans la construction du monde.

Mais justement, Zeitgeist, et c'est bien le premier document qui avance une théorie fracassante sur cette oligarchie qui contrôle le monde (le monde étant principalement lié aux Etats-Unis bien évidemment), va un cran plus loin. Le film soulève un voile où mon ignorance était immense. Et comme il s'agit quand même de la fin du film, je ne vais tout spoiler. Mais il mérite une profonde réflexion. Il existe un organisme qui se trouve autour de nous, à presque chaque coin de rue, qui a été bâtit par des familles illustres d'hommes d'affaires, depuis la Renaissance florentine jusqu'à nous, et qui a un pouvoir sur les dettes, la monnaie, l'inflation...

Là je ne vous apprendrai rien sans doute, tous les alter-mondialistes n'arrêtent pas de dénoncer le FMI et la Banque Mondiale depuis 10 ans. Mais il est d'autant plus intéressant de regarder Zeitgeist parce que justement le film jette un oeil sur ce qui ce serait passé aux Etats-Unis au 20ème siècle pour que des pouvoirs aient pu devenir aussi puissants que l'état. Et ensuite, quel intérêt ces pouvoirs auraient à ce qu'une guerre continuelle existe (guerre interminable = guerre contre le terrorisme, par définition sans aucune finalité). Et cela mérite encore une fois une profonde réflexion, une profonde analyse et une profonde recherche.

Je termine juste en disant que finalement ceci n'est que la première partie consacrée à Zeitgeist. Je chercherai de quoi être encore plus critique par rapport aux théories avancées dans le film. Parce que pour la première fois depuis bien longtemps j'ai le sentiment que ces gars là ont mi le doigt sur un truc extrêmement résonnant. Il ne s'agit pas de théories absurdes sur les chiffres secrets, les codes ésotériques, mais bien d'une réflexion qui vaut véritablement la peine d'être mise en chantier. Le film peut être critiqué pour manipulation, dramatisation, sélection bien précises d'informations, mais il ne peut pas être critiqué pour son jaillissement d'idées et l'impact qu'elles ont sur la connaissance. Comme je le disais, le film va se servir de sa connaissance pour dénoncer, critiquer, va aller jusqu'à dire que Jésus n'existait pas. Et au final, on peut très bien refuser ses conclusions. Mais je suis persuadé que vous serez du même avis que moi, il est impossible d'être de glace face au développement de ses idées. Zeitgeist est clairement un niveau au-dessus des autres.

Zeitgeist... S'agit-il là du nouveau "1984" ?


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Dr. Timothy Leary

En règle général, je ne suis pas un grand fana de psychologie. Sans doute est-ce dû aux cours universitaires que j'ai eu où l'un n'était rien de plus qu'une suite de théorisations d'évidences (disons un historique des grands noms et concepts) et l'autre était essentiellement anti-freudien.

Ou alors est-ce dû à certaines figures qu'il m'a toujours été difficile d'admirer comme Pavlov (je ne vois toujours pas qu'est-ce qu'on a pu voir dans ces travaux de si intéressant à part sa méthodologie) ou encore les behavioristes. En somme, le plus grand reproche que je pourrais y faire ce n'est pas de dire des bêtises, mais c'est surtout que la méthodologie scientifique est tellement exigeante qu'une fois associée à l'étude des comportements, il devient quasi impossible d'en retirer une idée fondamentale. La plupart du temps, j'ai l'impression de ne lire que des banalités profondes sur les comportements humains, celles qui ont été prouvables selon des expériences (frappez-moi si je me trompe, je suis tout prêt à changer d'avis).

Mais comme je n'aime pas vraiment l'absurde de Camus, j'aime pourtant l'absurde des Monthy Python. Et c'est pareil pour la psychologie. En voici un exemple

Timothy Leary est un (exo-)psychologue américain qui avait la quarantaine dans les années 60. En tant que scientifique, il prônait l'utilisation de drogues dures (champignons hallucinogènes, LSD...). Sa vision, en très résumé, était que le cerveau est fait de récepteurs et que le cerveau est prêt à être manipulé. D'une façon très détournée, il s'associe à des philosophies plus orientales comme le bouddhisme qui disent que c'est notre "esprit" (cerveau pour le Dr. Leary) qui créé la réalité. Il disait par exemple : "Don't use your head, operate your brain (because the brain designs reality)".

Professeur à Harvard au début des années 60, il entend parler d'expériences religieuses au Mexique où les membres d'une communauté prennent un type de champignon hallucinogène. Comme bon nombre le feront après lui jusqu'à aujourd'hui encore, il y voyage et prend une dose (de façon "accidentelle" selon ses propres termes). Ce fut véritablement son "hapax existentiel" vu que sa recherche scientifique en matière de psychologie/esprit va découler de ce moment là. Il déclarera lors d'une interview cinq ans plus tard qu'il a appris plus sur le cerveau et ses possibilités, en fait sur la psychologie, en cinq heures avec ce champignon que pendant ses quinze années d'études.

Il pensait que le LSD était "le yoga moderne rendu possible par l'avancée de la science". Et que toute notre histoire avant nous est enfermée quelque part dans notre mémoire. Ce concept aura été utilisé brillamment dans le livre de Frank Herbert "Dune" où Muad'Dib se souvient de toutes les mémoires qui l'ont précédé et devient le Kwisatz Haderach.

Attention que Timothy Leary, c'est aussi un anti-gouvernementaliste un peu hippie qui donne l'impression d'être toujours d'accord avec l'idée qu'un groupe d'oligarques contrôle le monde et veut vous empêcher de savoir la vérité (il n'est pas le seul). De plus, il a causé pas mal de dégâts avec sa pensée "drogue-expérience", cela a donné une raison de se shooter à des gens qui n'auraient jamais dû le faire (jusqu'à certaines affaires de morts ou de suicides qu'on a tenté de lui incriminer, et pour lesquelles il ne semble pas avoir émis de regrets ni d'excuses).

Tout cela pour dire quoi ? Eh bien qu'en tant que (exo-)psychologue, il s'est tout de même intéressé à des territoires qui valent la peine d'être explorés (même si humainement on n'a pas forcément envie d'admirer le bonhomme). Il a à la fois beaucoup de mérites et à la fois beaucoup de torts. Scientifiquement (où la méthodologie est tellement importante) ça n'a pas toujours été l'éclate. Mais cela ne minimise pas l'importance de son travail car les bases même de ses études sur la conscience sont de toute façon hors du champ de la science. Tout se base sur l'expérience du sujet et pas l'étude d'un objet. Comme le psychanalyste qui doit subir une psychanalyse pour en devenir un ou un shaman qui doit être guéri par un shaman avant d'en devenir un, Timothy Leary va expérimenter les drogues. Et grâce à son bagage réflexif, il va aussi tenter que cette visite soit fructueuse en théories et réflexions. Il en reviendra avec des idées tout à fait curieuses.

Les huits circuits de conscience



Alors attention, je suis convaincu que c'est exactement dans ce genre de domaines plus ou moins abstraits mais dont on sent qu'ils nous disent quelque chose que des mouvements étranges font leur popote quotidienne (je pense à la Scientologie haïssant la science comportementale et y préférant la Dianétique, vaguement fauchée aux paroles de Buddha dans une sorte de confusion un peu bizarre sur l'Illumination, la paix intérieure...).

Mais ici, c'est plutôt une profonde curiosité qui m'habite (je ne connaissais pas Leary il y encore une semaine).

Je vous propose d'aller jeter un Å“il à cette page de Wikipedia (ce n'est que Wikipedia donc ça reste simplement une façon d'ouvrir une porte) sur les niveaux de conscience selon Leary. En somme, au-delà du Niveau Symbolique (que je pense la psychanalyse avait déjà avancé), on trouve aussi le Niveau Domestique :

Ce niveau concerne l'évolution à travers un réseau social et la transmission de culture à travers le temps. Ce niveau serait arrivé avec le développement des tribus


Mais attention, ça se corse avec des niveaux comme le Niveau Neurosomatique (que Leary associe au cannabis et au yoga tantrique)

Il autorise à voir les choses dans un espace multidimensionnel au lieu des 4 dimensions de l'espace-temps euclidien, et est présent pour aider l'exploration future de l'espace


Et quand on arrive tout en haut, on trouve le niveau Psycho-Atomique

permet la conscience intergalactique qui régit la vie dans l'univers, souvent décrite comme Dieu ou Déesse-Mère, et permet aux humains d'agir en-dehors de l'espace-temps et des contraintes de la relativité


Mais ce qui est le plus fou là-dedans, ce n'est pas tellement le présentation de ces idées qui semblent complètement farfelues, mais c'est que Leary dit en quelque sorte que ces états que certains recherchent à travers la méditation (Zen, Tantrisme...), il est possible de les atteindre avec des substances bien précises. Comme s'il ramenait les choses à un niveau physiologique, à une réaction chimique. En quelque sorte, alors qu'on pourrait le créditer de lunatique, il semble d'une certaine façon vouloir rationaliser l'Illumination, l'Eveil, le Samadhi, la recherche de l'Absolu par la drogue.

En somme, le vestige scientifique qu'il avait en lui (il est malgré tout psychologue de l'université d'Harvard) l'a amené à faire des propositions absolument fascinantes sur la conscience et sur la matérialité qui nous habite. Il s'agit ni plus ni moins d'une réflexion gigantesque sur la spiritualité et ce qu'elle peut se permettre de dire.

En découvrant son histoire, vous verrez qu'il ne paie pas de mine, la drogue ayant dû lui abimer de façon irréversible son tiroir à pensées, mais il reste néanmoins vraiment captivant et assez méconnu au fond dans l'histoire (c'est mon impression du moins).

Timothy Leary n'est effectivement plus un scientifique quand il part sur cette route (mais après tout, Freud n'est pas souvent considéré comme tel et sa pensée reste malgré tout extrêmement reconnue), il est plus un exo-psychologue qu'un psychologue et il base presque tout ce qu'il a à dire sur sa propre expérience. Une fois qu'on l'a bien cadré et qu'on sait dans quoi il se trouve, on a tout à prendre à s'y intéresser.

Maintenant, pour ce qui est de l'actuelle consommation de drogue, je ne soutiens évidemment pas cette cause qui a une très forte tendance à détruire la cervelle plutôt qu'à l'éveiller à mon humble avis.

Pour terminer, sachez que si vous creusez Timothy Leary, vous allez tomber sur des choses comme "l'humain du futur - les 24 stades de l'évolution humaine", "le voyage astral".... Bon, je ne suis pas friand de ce genre de choses personnellement. Et comme je le disais, il y a chez lui des choses à jeter tout bonnement et simplement et d'autres à prendre. Au bout d'un moment, Leary est un peu partit en sucette jusqu'à filmer sa propre mort. Malgré tout, son parallèle entre drogue et les niveaux de conscience reste très interpelant.

Pour creuser la question de façon moins ésotérique par la suite, j'ai découvert sur Wikibooks un véritable petit trésor. Il s'agit d'une longue étude sur la conscience, presqu'intégralement retranscrite. On y trouve notamment des explications très intéressantes sur le "réalisme naïf" qui plairaient même à Kant et aux catégories de son entendement. LIEN

Si vous avez des remarques, n'hésitez pas....
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Posté par Brandnew - dans la catégorie Guitare
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Dolmetsch Online : une référence sur la théorie musicale

Internet est tout de même l'invention la plus cinglée qui soit. J'ai découvert récemment un drôle de site (Dolmetsch Online) en cherchant à trouver l'ultime site de théorie musicale. Je n'ai pas encore tout exploré, mais je crois que je tiens le bon bout cette fois. Ce site est véritablement hors toute catégorie, même un poids lourd ne ferait pas l'ombre d'une mouche (?) face à lui. Ceux qui ont tapés ce site doivent sans doute être dans un asile de fous en pleine forêt Amazonienne aujourd'hui. Je ne sais pas comment on peut être (ou avoir l'air) aussi complet.

Avec un dictionnaire d'un bon millier de gammes (je suis sérieux) on peut s'en donner à coeur joie sur la découverte tout azimut. Entre les gammes de blues heptatoniques, éthiopiennes, chinoises et grégoriennes, ce site montre même des choses dont je n'avais jamais entendu parler avant (quelqu'un savait ce qu'était une "Maqam Saba Zamzam" ou une "Mela Kokilapriya" ?).

Si je n'ai pas encore fait le tour de tout, je sais déjà qu'il se classe tout en haut du podium des sites à creuser. Un boulot de titan a été accompli là-bas et si vous cherchez à relire certaines choses (ou à apprendre), c'est certainement un des endroits où il faut aller se promener.

Avec toujours le regard critique évidemment qu'il y a des fautes sur chaque site de théorie musicale, on n'y échappe pas. Il faut savoir être vigilant.

Dolmetsch Online

Petit conseil pour les jazzmen, l'Almanach de l'impro Jazz sur Dolmetsch Online.
Et si vous avez un stress avec les termes en Anglais, vous pouvez consulter le Dictionnaire pratique et historique de la musique (qui est aussi pas mal dans son genre).
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Posté par Brandnew - dans la catégorie je_sais_pas_encore
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Star Wars : 2 Freewares

On continue dans le téléchargeable librement avec deux jeux Star Wars ("The Battle of Endor" et "The Battle of Yavin") qu'un malade mental à réalisé sous Visual Basic. Le dénommé Bruno R.Marcos a monté devant son petit ordinateur deux merveilles qui rappelleront aux vieux briscards pourquoi Star Wars était vraiment une expérience hors du commun.

Si vous avez gardé avec l'âge une sorte de déshydratation au fond de la gorge, un petit désir d'enfance qui ne s'est jamais réalisé, et qu'il s'agit bien sûr d'une envie secrète et profonde d'aller à l'assaut de l'Etoile Noire dans votre X-Wing, eh bien là vous allez en baver jusqu'à en être pantois. Non seulement ces deux jeux sont extrêmement difficiles à terminer (bien qu'ils ne soient pas si longs en terme de durée de vie) mais en plus, c'est l'éclate. A l'abri des regards indiscrets, je me suis retrouvé avec mon casque sur les oreilles à shooter du Tie-Fighter sur la musique de John Williams et je n'en regrette pas une miette.

Le premier jeu retrace la fin du premier épisode avec l'assaut de l'Etoile Noire (et vous n'allez pas être déçu par la dernière épreuve) et le second retrace cette scène spectaculaire de la fin du Retour du Jedi (inégalée encore aujourd'hui au niveau technique à mon humble avis) où l'Empire et l'Alliance se castagnent la tronche à coups de missiles et de "May the force be with you".

Je ne suis pas sûr exactement de comment le concepteur a réalisé tout cela, mais ce qui est sûr c'est qu'il donne le fruit de son travail tout à fait gratuitement et que la qualité de sa programmation est tout à fait remarquable (pour quelqu'un qui joue à des jeux une fois tous les 3 ans).

Allez donc jeter un oeil à ça et osez venir me dire que ça vous a pas éclaté !

The Battle of Yavin
The Battle of Endor


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