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GNU Solfège

Après le meilleur site de guitare, voici sans doute le meilleur programme qui ait jamais été créé pour travailler son oreille musicale. C'est grâce à la force de l'open-source qu'il a été fabriqué au fil des années. GNU Solfège, bien que peu attrayant au premier abord, vous donnera une masse d'informations sur la théorie musicale et sera ainsi une véritable école de l'oreille (des centaines d'exercices existent pour reconnaitre les sons, les gammes, les harmonies, les modes...).

Comme son nom l'indique, ce programme est distribué sous la licence GNU, vous pouvez donc le télécharger librement (et ça prend trois secondes).

Pour ceux qui se lanceraient dans la danse, n'hésitez pas pour chaque exercice à aller voir dans "Aide" et puis à cliquer sur "Music Theory on the current exercise ". Vous aurez alors des explications sur tout ce que comporte l'exercice. Un énorme hourra aux multiples programmeurs qui ont fait de ce programme le programme de pointe. Si je le mets dans la catégorie guitare c'est bien parce qu'il me sert pour la guitare principalement, mais il servira aussi pour la voix, pour l'apprentissage du solfège et en fait, pour la compréhension de la musique.

Attention, cela demande tout de même une certaine connaissance de base. Allez, un lien :

GNU Solfège
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Posté par Brandnew - dans la catégorie Les_grands_comediens
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Brother Theodore


Brother Theodore est un comédien (disons un "performer" ou encore baptisé "Dark Comedian") passé maître dans l'art du "stand-up tragedy" (dont il est le seul représentant). Ses monologues désespérés sont bâtit sur une imagerie inconnue dans la comédie jusqu'à lui. Avec sa coupe de chef d'orchestre dictatorial, Brother Theodore jouit du frigo de la philosophie allemande et dresse des tableaux morbides où les êtres humains se cannibalisent en famille, des scèneries virtuoses dont on pourrait presque vivre l'abîme et la détresse si elles ne s'accompagnaient pas d'un rire hilare. Juste un cran au-dessus de Woody Allen dans l'intrusion qu'il fait dans le néant , Brother Theodore opère avec ses doigts meurtriers sur l'imaginaire et créé un glacial rideau de théâtre qui, s'il ne semble pas avoir de sens, met en scène ce qui se rapproche sans doute le plus de la mort. Si l'angoisse avait un visage, elle serait certainement celle de Theodore Gottlieb.

Comment présenter ce vieil homme incroyable si ce n'est à travers certains de ses mots et pensées.

Ladies and gentlemen, it is my sincere wish that immediately after my death, my head be severed from my body, and that it be replaced by a bouquet of broccoli. It's the artist in me.

The only thing that keeps me alive is the hope of dying young

I'm looking for a rich widow of 13, the perfect portable mistress.

My future is in the past. That's okay with me because... only what we have lost forever do we possess forever. Only where there are graves, are there resurection. Only when we have drunk from the river of darkness can we truly see. Only when our legs have rotted off shall we truly dance. As long as there is death, there is hope ! All our great spiritual leaders are dead. Moses is dead, Muhammad is dead, Buddha is dead, the reverend Jim Jones is dead. And I'm not feeling so hot myself !

You can train a rat. Yes, if you work for hours and days and months and years, you can train a rat. But when you're done, all you'll have is a trained rat!


Mort en 2001, il était presque centenaire. Malgré tout ce que je vous ai présenté comme froideur, je vous mets au défi de ne pas éclater de rire une fois rentrer dans son univers.

Il est très difficile de trouver une bonne vidéo de Brother Theodore mais je vous conseillerais de commencer par une de ces apparitions chez David Letterman dans les années 80. Vous pourrez certainement suivre les liens une fois là-bas si ça vous botte. Il avait déjà 80 ans à ce moment là.



Liens Wikipédia (pour connaitre son parcours qui n'a pas été forcément drôle) :
Brother Theodore
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Posté par Brandnew - dans la catégorie art_contemporain
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4'33''

Je vous propose d'assister (remarquer que je n'utilise pas le terme "écouter") à une composition de John Cage (le génial compositeur de musique contemporaine) qui se nomme 4'33''. Je ne voudrais pas vous gâcher le plaisir de la découverte que va vous procurer l'extrait que vous allez voir, donc je n'expliquerai pas le concept qui se cache derrière tout cela. Si ce n'est de citer une phrase du maître : "Everything we do is music" (Tout ce que l'on fait est musique).

La partition originelle est apparemment accompagnée d'une note de John Cage (source Wikipedia), il y dit ceci :

Le titre de cette Å“uvre figure la durée totale de son exécution en minutes et secondes. À Woodstock, New York, le 29 août 1952, le titre était 4'33'' et les trois parties 33'', 2'40'' et 1'20''. Elle fut exécutée par David Tudor, pianiste, qui signala les débuts des parties en ouvrant le couvercle du clavier, et leurs fins en fermant le couvercle. L'Å“uvre peut cependant être exécutée par n'importe quel instrumentiste ou combinaison d'instrumentistes et sur n'importe quelle durée.


L'orchestre symphonique est au complet, la salle est complète, le respect est total. Et dans les 4'33'' que va durer l'oeuvre de Cage, vous allez pouvoir voyager et entrer dans l'esprit d'un génie de la musique.



Lien : 4'33'' par Wikipedia
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Posté par Brandnew - dans la catégorie Guitare
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Guitweb : le meilleur site de guitare

Enfin !!! Un vrai site sur la guitare !!!

Sans doute le plus complet et le plus aboutit car il traite non seulement de guitare mais surtout de théorie musicale (avec les théories sur les modes et tonalités, un pianiste voulant faire du jazz ou du blues pourra aussi y trouver du plaisir). Si comme moi ça vous gonflait de ne trouver que des riffs, des licks et des tablatures, eh bien ne perdez plus une seconde. Je fais de la pure promo, mais il manquait vraiment un site comme celui-ci pour réviser et approfondir son instrument.

www.guitweb.com
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Sylvester Stallone


Ca va me paraitre bizarre, mais j'ai jeté quelques coups d'Å“il à de récentes interviews de Sylvester Stallone, qui sort son dernier Rambo, et j'avoue avoir un faible pour sa lucidité sur certaines questions et ses formulations. Il y a une force dans sa promotion actuelle, sans doute due à la sagesse d'un vieux baroudeur assagit, qui n'a rien à cacher et qui n'est pas idiot. J'ai été très étonné de lire sa façon de vendre le film, qui se résume un peu comme ceci : "la guerre est naturelle , la paix est un accident"...

Ce n'est pas tous les jours qu'on a une "tagline" comme ça. Et l'explication par Stallone de la pensée de Rambo (athéisme...) vaut son pesant d'or. Je ne sais pas dire si le film reflètera les idées qu'il peut se faire, cela ne dépend que de sa réalisation, mais les interviews valent la peine d'être parcourues.

Après Vandamme, c'est Stallone qui se met donc à philosopher. A quand une analyse de "la dialectique transcendantale" par Schwarzie ?

Je vous mets ici un lien qui mène à une interview faite pour Allociné.

Interview Stallone en français


Et un petit extrait bien rigolo tiré de l'interview d'Allociné

ALLOCINE : On dirait que votre discours est plein de philosophie : Rambo est-il une nouvelle race de politicien ?
STALLONE : Pas vraiment non... Disons, que moi, Stallone, je philosophe et que je fais dire ensuite les choses à Rambo selon ce que lui dirait. Je m'explique : Rambo a perdu toutes ses illusions au début du film et j'avais prévu pour lui un vrai discours politique. En essence, il expliquait comment l'Amérique l'avait utilisé puis rejeté, comment il ne se sentait plus bon à rien. Et puis il expliquait comment selon lui la guerre est quelque chose de "naturel", et non la paix. ............C'était un monologue qui s'adressait à la missionaire venue le démarcher pour sa mission humanitaire, et au final il lui disait de rentrer chez elle, que Dieu ne va rien solutionner et qu'il faut tout oublier. Bien sûr Rambo ne peut pas parler ainsi, ce n'est pas quelqu'un d'aussi éduqué. Et donc au final j'ai tout barré et je lui ai juste fais dire : "Just Go Home !".
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The Brain that wouldn't die (1962)

The Brain that wouldn't die est un film de Joseph Green (1962). Ce réalisateur n'aura eu que trois réalisations à son actif. Ce titre célèbre mais dont on ne sait pas vraiment d'où il vient est une sorte de lointain cousin du roman de Mary Shelley (Frankenstein), mais plutôt le cousin de qui on n'ose pas vraiment parler aux réunions de famille.

Ici, un docteur ambitieux pénètre le mystère de la vie et parvient à ressusciter les tissus organiques morts grâce à un produit chimique dont on ne saura jamais rien si ce n'est qu'il est dangereux.

Alors qu'il est avec sa future femme au volant de sa flambante voiture de course, le docteur perd le contrôle de son véhicule et bardaf... c'est l'embardée. Croyez-le ou non, il survit. Je dirais même plus, il parvient à sauver sa femme dont le corps est resté coincé dans le cadavre gisant de la Bête automobile. Enfin presque. Car le docteur ne parvient malheureusement pas à sauver toute sa future femme. Eh non, je ne sous-entends pas. Il parvient seulement à lui sauver sa tête (c'est déjà ça).

Grâce à ces tubes à essai, ses flacons qui font des bulles, les "pop" et les "bub" de la bande-son. Grâce à ses tuyaux dans lesquels des liquides verdâtres et noirs s'écoulent sans arrêt, grâce à sa connaissance du matériel de l'apprenti chimiste (un jeu MB), le docteur parvient à ressusciter la tête de sa femme.

Ce geste amoureux que l'on pourrait qualifier d'extrêmement romantique tourne rapidement au cauchemar lorsque le docteur cherche un corps de top modèle qu'il consent à raccourcir pour l'offrir à sa Iseult décapitée. Mais pendant ses recherches de prédateur, il n'entend pas la tête de sa femme qui parle à présent, réclamant vengeance pour le mal qui lui a été fait. Elle se sent tel un monstre en ire et découvre dans son appétit vengeur une force ultime. Celle de pactiser avec une monstrueuse erreur de la nature, enfermée dans un cagibi, et dont on n'entend que les frappes affamées sur la porte (une pour dire "oui", deux pour dire "non"). La tête, ce "cerveau qui ne veut pas mourir", fait de l'immonde son allié et parvient à le faire sortir de sa geôle pour empêcher le dernier meurtre par une justice incompréhensible. Celui qui allait apporter un corps à la femme décapitée. Et ainsi, dans les flammes du grand final, des enjeux mystérieux se résolvent soudainement, aussi rapidement que la lame d'une guillotine. Et laissent le spectateur dans un état fragile où ses cadres d'analyses habituels n'ont eu aucun pouvoir sur l'Å“uvre qu'il vient de juger.

Certains films sont des handicaps à eux tout seul. Leur rythme est étrange, différent. Les couplets semblent mille fois plus longs que le refrain. Ils semblent sans fil conducteur précis si ce n'est une histoire surréaliste où chaque avancement du récit apporte un nouveau thème plus ou moins déjà vu mais qu'on avait jamais osé mettre avec les autres, surtout pas dans cet ordre là. Ces films parviennent à être originaux dans leur inspiration presque animiste, leur vol impudique et à la fois, ils ne le sont jamais vraiment et on reste perplexe quant au sens qu'il y a eu d'un jour jamais y avoir porté attention.
Ce sont des sortes d'échecs infusés, dont on a trouvé la combinaison et dont a coulé le porte-avion dès les premières minutes de la partie. Parsemés de coïts légers comme le Petit-Poucet de petits cailloux blancs. Mais jamais d'orgasmes. Où le potentiel peut se ressentir mais où rien ne l'a exploité. Où les moments les plus importants sont les plus courts et les plus anecdotiques sont les plus longs (des plans séquences interminables sur quelqu'un qui marche, mais trois secondes d'attention sur le final).

Et pourtant...

Il existe une liste où ces films peuvent être reconnus, c'est celle "des pires films les plus intéressants". Les plus intéressants sans doute parce que ce sont des OVNI qui tombent d'on ne sait d'où. Que malgré le patchwork incroyable qui les a vu naitre, ils préservent une identité pleine et sereine. Eh que bien qu'ils soient mauvais, eh bien ils sont bons. Comme s'il y avait un message caché dans leur 25ème photogramme. Ils sont "à côtés". Leur dynamique est gauchère. La dramatique dont tous les récits se bourrent comme des alcooliques à longueur de temps par manque de fond, ils ont le mérite de ne l'utiliser que très mal. Ils ne marchent pas comme les autres et on ne peut pas les comprendre soi-même avant d'avoir décidé de regarder autrement, d'avoir un peu de patience et d'acceptation.

Par bonheur, il arrive même que dans cette ténèbre perpétuelle où git l'Å“uvre orpheline de toute fondement, des petits éclairs viennent illuminer la pénombre. Comme si leur incompétence les avait menés vers des essais de narration et des étrangetés de réalisation pouvant apporter un sentiment proche de l'admiration. Même d'adulation, si on décide d'aimer ces expériences aberrantes fournies par légion à travers la série Z.

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Don Juan de Marco

Petite citation du film "Don Juan de Marco" de Jeremy Leven. La scène est celle entre Don Juan (Johnny Depp) et le docteur Mickler (Marlon Brando) que Don Juan appelle Don Octavio. Le film est, dit-on, basé sur la version de Lord Byron (Don Juan), catégorie littérature britannique.

Il s'agira une fois de plus d'un texte anglais, mais j'ai un peu de mal à me forcer à traduire ce qui a été dit correctement.

By seeing beyond what is visible to the eye. Now there are those, of course, who do not share my perceptions, it is true. When I say that all my woman are dazzling beauties, they object. The nose of this one is too large; the hips of another, they are too wide; perhaps the breasts of a third, they are too small. But I see these women for how they truly are... glorious, radiant, spectacular, and perfect... because I am not limited by my eyesight. Women react to me in the way they do, Don Octavio, because they sense that I search out the beauty that lies within until it overwhelms everything else. And then they cannot avoid their desire, to release that beauty and envelope me in it. So, to answer your question, I see as clear as day that this great edifice in which we find ourselves is your villa. It is your home and as for you, Don Octavio DeFlores, you are a great lover like myself, even though you may have lost your way... and your accent. Shall I continue?


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Interview de Cory Stevens

En Août, Corey Stevens (réalisateur indépendant) m'a accordé une interview. Bon c'est en Anglais, j'espère que ça ne posera pas trop de problème.

Pour en savoir plus sur lui, voir cet article de mon blog : Cory Stevens

Brandnew : Hello Cory Stevens, first of all, thank you so much for taking the time to consider these questions, it's really appreciated. I think you're doing a really impressive work. Let's start with this... For the moment, you're most known on the Internet for making "spoofs" (through the Friday the 13th films you've made). Could you tell us what led you to do this kind of cinematographic genre? Is it a goal itself? Or is it a kind of exercise for you as a learning filmmaker?
Cory Stevens : The horror genre was something that I fell in love with when I was only 10. I was just fascinated by how filmmakers could do the things they did, scarring people and making us believe that they could meet their end in such bizarre circumstances. I was never frightened by horror films either, just interested in how the formula worked, which is why I chose to explore it.

Brandnew : If it is an exercise for you, what have you learned the most through the "spoof" genre and do you think it could help you to tell completely different stories (like drama or romantic comedy for exemple)?
Cory Stevens : I don't think I really learned much from doing spoofs, aside from what makes people laugh and what doesn't. I learned more about filmmaking in general from doing to spoofs really. It was more technical.

Brandnew : In your last movie available on the Internet ("Friday the 13th : Mother's day" ), I had a sort of feeling that you were really changing your way of telling the story. Oddly, it seemed that the most important images you wanted to deliver were about the characters (their relations, how they seduce each other, how they interact with each other...). Most of the film seemed to talk about that, about real people (in that horrible situation). Could you develop what was your intention regarding the characters?
Cory Stevens : Well, Mother's Day is adapted from the novel of the same name, and the novel really spends time with the characters. I like horror films that do this. It gives the audience time to get to know the characters and even identify with them, instead of just knocking them off starting in the first 8 minutes. I loved the characters in the story, which is why I didn't want to change that. They are these innocent young adults that have their whole lives ahead of them and now they face this grave and deadly situation. It's quite tragic.

Brandnew : Since there was this more profound research of character, could you share with us things that you've learned as a director to make actors play real and really live their roles?
Cory Stevens : As a director, you really must talk to your actors, get across what you want. But at the same time, I like for my actors to explore their characters and try ideas that they have, instead of doing everything by my book. I encouraged this on my set. Some of my actors have had prior acting experience, in plays or other films, and some of them this was their first real film. You have to spend an equal amount of time with everyone, but give certain people different attention and guidance.

Brandnew : Still talking about your last film, what is your own look at it now that it's done? Are you happy with it or is there anything you would have done differently?
Cory Stevens : I am very proud of Mother's Day. I'm still in disbelief that after all this time I finally finished this film. It's something I've wanted to make for four years. In the year that it took to make the film, I grew as a filmmaker, just from the experience and my last year at college. So, going back, there would be a couple story and visual aspects I would have treated differently, made more interesting, maybe worked with my actors more. But, a filmmakers work is never truly finished, it's just good enough.

Brandnew : Since you are studying cinema (at Keene State College), did you show any of your films to your teachers? And if it is the case, what are the kind of things they said about your movies?
Cory Stevens : Yes, I have shown a couple of my films. But I did have a couple of my most trusted professors and peers have a look at Mother's Day to give me some feedback. They all gave me great, constructive feedback that helped me better prepare for pickups shooting and essentially boosted the film to be better than I intended it to be. They just kept telling me that I was heading in the right direction and that they could see improvement in my work.

Brandnew : Was there any sarcasm about colleagues students or teachers about making spoof or are they regarded as real learning process of filmmaking?
Cory Stevens : Only my peers saw the spoof films. There wasn't really much said about them, all I know is that they did enjoy them. All the spoofs were done while I was still a beginner in my film production classes.

Brandnew
: In an interview with William Pattison, you said something really strong about James Cameron when he received his Oscar for Titanic as Best Director. Is he one of your most beloved director? Could you also develop a little why?
And also, could you tell us do you have any kind of "list" of best directors or directors you're most influenced from?
Cory Stevens : I've always wanted to make films, but it was Titanic that wowed me into thinking filmmakers could do anything. I was just impressed. I thought Cameron deserved the Oscar and glad he received it. He's one of my favorites, amongst others such as Steven Spielberg, Robert Zemeckis and Wes Craven. They all have such great style and really know how to speak to and entertain and audience. That's what I like, is getting something out of or to the audience. These are the directors who have most impacted my love for film.

Brandnew : And about the response to your films, did you receive any reviews for your films so far? Like professional reviews?
Cory Stevens : A few websites have put up reviews for Mother's Day, that I suppose are semi-official. It's a first aside from just comments from YouTube users.

Brandnew : And also, are you able to show your films in festival or is there any copyright infringement? If you were able to show them, did you get good audience reactions?
Cory Stevens : I have to clear copyright infringement with festivals before showing, to see if it is allowed. I am looking to possibly getting Mother's Day into a festival in New York. Hopefully it gets in and is seen. I have another film that I've made, Ursula's Rose, which is currently not online, that I am submitting to Slamdance.

Brandnew : And as a last question, could you share with us what are the things you've learned in all the production/direction/promotion process you did for your films? Like tips for learning filmmakers who are maybe afraid to take that road and don't really know how to do it.
Cory Stevens :You must have both the passion and the drive to be a filmmaker, especially if you want a top spot such as director, producer, writer etc. It will command a lot of your time. You just have to stick with it and always look towards the finish. Films are long bumpy roads. There will be mistakes, and so forth, but as long as you keep your eye on the prize, you'll be all set. Filmmaking is the hardest fun you'll ever have.

Brandnew : Thank you very much Cory Stevens, thank you very much to have taken the time to answer these questions, it's once again really appreciated.
Cory Stevens : Thanks for the interest Cedric!

J'en profite pour ajouter quelques liens vidéos sur ce qu'il fait.


Jason's Dead avec le début culte : "Happy Birthday to me...".

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Le Corbeau d'Edgar Allan Poe

Une très belle opportunité de découvrir cet outil merveilleux qu'est WikiSource. Je vous conseille d'aller jeter un oeil au poème "Le Corbeau", écrit par Edgar Allan Poe qui est notamment présent, dans sa traduction faite par Charles Baudelaire. Il s'agit certainement d'un des moments clés de la littérature fantastique.

"Le Corbeau" - traduction française de Charles Baudelaire.
"The Raven" - version originale (Edgar Allan Poe, 1845).

Découverte de "Le Corbeau"


Etrangement, ce texte je l'ai découvert il y a une dizaine d'années à travers un des épisodes les plus mémorables des "Simpsons" (saison 2, épisode 3). Episode où Homer devient celui qui est hanté par le Corbeau. Même dans sa forme comique, le poème trouvait quelque chose en sa musicalité et ses images décrites. Une vraie réussite.

"Vincent" de Tim Burton



Et si cette musique vous a intéressé, il est aussi intéressant de découvrir le rapport amoureux qui existe entre Tim Burton à Edgar Allan Poe à travers un de ses premiers courts-métrages (une merveille totale). Il est intéressant de noter que ce film d'animation est conté par Vincent Price, fameux pour avoir joué des rôles inspirés par Edgar Allan Poe et dont Tim Burton dit "qu'il a sauvé sa vie". Ce film s'appelle "Vincent" et est très réussi.




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The Girl Next Door (2007)


Le film dont je vais parler n'a de rapport avec la comédie romantique que le titre. Et je ne conseillerais pas à grand monde de le regarder (j'espère que ça éveille au moins la curiosité).

Dans sa forme, The Girl Next Door traite de torture et d'abus sexuels. Et, selon le marketing qui l'accompagne, est basé sur des faits réels. Et surtout sur un livre de Jack Ketchum.

En quelques mots, ce film de Gregory Wilson traite d'une adolescente séquestrée par sa propre tante et ses fils, torturée, violée et violentée à un point difficilement supportable. Tout cela pourrait être montré du doigt comme un essai sur le choc de l'image et du récit si seulement ce film avait le moindre rapport avec l'escalade gore qui existe dans le cinéma. Où l'idée la plus dingue est la plus géniale.

Mais seulement voilà. Ce film n'est pas un film gore, loin de là. Et de façon la plus surprenante qui soit, il parvient à n'être qu'à peine choquant par une rationalité explicative de ce qui peut mener à la monstruosité humaine (tout dépend bien sûr de votre taux de tolérance à l'horreur, ce pourquoi je ne conseille de voir ce film qu'à ceux qui savent rester complètement neutres face à l'image et comprendre ce qu'il y a au-délà de la forme présentée. Sinon je pense que vous allez vomir très très vite).

Dans ce requiem atroce, on suit un certain David qui va être témoin de ses horreurs. Il est en effet amoureux de Meg, la jeune séquestrée. Ils ont à peine entre 13 et 15 ans. David sait que Meg est séquestrée et battue, il assiste aux scènes où la tante et ses fils la frappent. Pourtant il n'en devient jamais complice. Il ne frappe pas. Mais ne dénonce pas non plus. Tout se joue dans un maelström de sentiments et d'idées non dites. Où l'autorité et la peur que fait naître la tante va mener le jeune David à laisser les choses se faire jusqu'au bout. Car attention, cette histoire ne dure pas un jour ou deux. La séquestration dure longtemps, très longtemps. Et au plus la séquestration dure, au plus d'autres jeunes adolescents viennent observer les scènes d'horreur.

Il faut les condamner ! C'est affreux ! Comment laissent-ils l'horreur apparaitre dans leur vie sans la rejeter ? Eh bien parce que le film est un document. Un document brilliantissime sur comme l'horreur peut arriver dans la vie de n'importe qui, faire son nid et s'y installer ne serait-ce qu'un court moment. Ses pires armes sont l'autorité (Stanley Milgram), l'acceptation graduelle de l'horreur, la rationalité et le sourire monstrueux qui s'émacie au fond de nous, pour nous rappeler que l'animal n'est en fait pas si loin que l'on souhaiterait le penser.

Face à sa propre observation, le spectateur devient complètement fou. Inerte. Laissé face à sa propre compréhension des évènements, l'interprétation qu'il fait de comment tout cela est arrivé en devient un aveux secret pour lui-même. Nous sommes tous spectateurs de l'horreur et condamner ceux qui le sont aussi n'aide pas celui qui veut s'en débarrasser. Quand Stanley Milgram a montré dans son expérience sur la soumission à l'autorité ce que pouvait faire un être humain à un autre, il a aussi donné une arme puissante à ses descendants. Celle d'être conscient de l'horreur (de sa propre horreur) et ce qui peut mener un non monstre à en devenir un. Et ainsi, une leçon sur comment savoir s'en défendre par sa complète acceptation.

Artistiquement, ce film est la complète réponse à la question "les films violents mènent ils à la violence ?". Eh bien il existe des films violents qui peuvent aider à s'en débarrasser. Parce qu'ils montrent honnêtement, avec une honnêteté tellement puissante qu'elle en devient elle-même le sujet du vrai monstre, ce qui peut y mener. Il y a ceux qui y trouveront une façon d'exercer la violence eux-mêmes et il y a ceux qui ne voudront pas être complice. Et ce film, comme l'expérience de Milgram, donne l'opportunité de ne pas être complice. Il donne un allié important à celui qui accepte sans crainte ce qui peut être, la conscience.

Tout ce qui peut être est une large idée. Et il vaut mieux savoir plutôt que d'ignorer. Sous peine d'être un jour complice du tout peut arriver.

Bien plus osé que "Orange Mécanique" dans son visuel, "The Girl Next Door" ne lâchera pas celui qui le regardera jusqu'au bout. Il y a une telle force dans ce film. Une intelligence tellement profonde et tellement juste que le document s'élève haut, très haut. Il peut être vu et revu comme "Vol au-dessus d'un nid de coucou" peut l'être. Avec cette précision quasi scientifique et sociologique.

Heureux soit celui qui découvre l'horreur à travers l'oeuvre de fiction. Il n'aura pas à se défendre envers lui-même de n'avoir pas agit à son encontre. L'oeuvre de fiction violente (extrêmement violente) peut apporter au moins cela. Le spectateur est privilégié. Il ne sera jamais mal jugé d'avoir vu sans agir. Parce que l'oeuvre est fiction et que tout le monde le sait.

Certains diront que "The Girl Next Door" est pédophile etc... Personnellement, je dirais que ça ne l'est pas. Que c'est à mille années lumières d'un film violent. C'est avant tout un film honnête (trop honnête ?) et intelligent. Sans monstre, sans prison à la fin, sans moralisation, sans concession. La violence n'est ici que la forme d'une expérience bien plus profonde, bien plus intellectuelle. Perso je dirais que c'est un film très important. Vraiment très important, comme il en existe peu. Mais n'oubliez pas si vous voulez le voir que ce n'est pas pour tout le monde. Vraiment pas.

LIENS: Site Officiel - Bande annonce - Les faits expliqués par Wikipedia

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